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Low code ou no code : découvrez si Mendix peut être qualifié de low code ou no code

4 février 2026

Certains outils réservés aux développeurs professionnels finissent, après quelques ajustements, entre les mains du grand public. Mendix se situe précisément à cette intersection, brouillant les frontières réglementaires entre différents niveaux d’expertise technique.

La classification officielle ne suffit pas toujours à départager les solutions réellement low code des plateformes no code, chaque éditeur revendiquant son positionnement selon ses propres critères. L’ambiguïté persiste, même dans les définitions adoptées par les analystes du marché.

Low-code et no-code : quelles différences et pour quels usages ?

Le secteur du low code et du no code connaît une croissance fulgurante. Gartner recense désormais plus de 300 éditeurs sur ce créneau, un signal fort de la transformation en cours dans le développement d’applications. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : d’ici fin 2024, trois quarts des grandes entreprises auront adopté au moins quatre outils low code. Les habitudes changent, les pratiques évoluent.

Si l’on y regarde de près, low-code et no-code ne visent pas le même public et ne répondent pas aux mêmes attentes. La plateforme no code s’adresse avant tout à l’utilisateur métier, ce fameux « développeur citoyen » qui façonne des applications ou des sites web via des interfaces graphiques, sans jamais toucher au code. La prise en main est immédiate, la rapidité au rendez-vous. Startups et directions métiers s’en servent pour prototyper ou automatiser rapidement des tâches internes, sans solliciter le service informatique.

À l’inverse, la plateforme low code élargit le champ aux développeurs professionnels et aux utilisateurs avancés. Ici, la programmation côtoie la manipulation visuelle : pour aller plus loin, il faut parfois coder. C’est un compromis : les entreprises accélèrent leur transformation digitale, gardent une marge de personnalisation, tout en impliquant des profils variés dans la création d’applications. Un moyen efficace de dépasser les limites du développement traditionnel.

Pour y voir plus clair, voici les usages typiques de chaque approche :

  • No-code : créer un prototype en un temps record, automatiser sans connaissances techniques, donner la main aux équipes métiers.
  • Low-code : mener des projets métiers complexes, intégrer des systèmes ou des bases de données, encourager la collaboration entre équipes IT et métiers.
  • Développement traditionnel : aller au bout de la personnalisation, tout en restant tributaire des développeurs spécialisés.

Ce mouvement de démocratisation du développement bouleverse la manière dont les projets voient le jour en entreprise. Les plateformes low code et no code rapprochent métiers et experts techniques, accélérant la concrétisation des idées.

Les avantages et limites à connaître avant de choisir une solution low-code

Choisir le développement low code, c’est miser sur la vitesse d’exécution, l’économie sur les coûts et la synergie entre métiers et IT. Ce modèle bouleverse les conventions du développement traditionnel : plus besoin de maîtriser tous les langages, la porte s’ouvre à une multitude de profils. Les plateformes low code facilitent le prototypage et l’accès rapide au marché. Réutilisation de composants, automatisation des workflows, déploiement multi-canal : autant d’atouts pour des entreprises en quête de réactivité.

La collaboration métier/IT prend une nouvelle dimension. Avec le développement visuel, les utilisateurs métiers voient leurs idées transformées en prototypes, testables et ajustables en temps réel. Sans oublier la possibilité d’étendre les scénarios grâce à l’intervention ponctuelle de développeurs pour les intégrations pointues.

Cependant, tout n’est pas parfait. Dès que le projet sort du cadre balisé, les limites de personnalisation apparaissent. La question de la scalabilité et celle de la sécurité deviennent pressantes pour les environnements exigeants. Le risque de vendor lock-in mérite attention : passer d’une plateforme à une autre, ou migrer vers du code natif, peut vite devenir un casse-tête, voire une dépense lourde.

Atouts Contraintes
  • Déploiement express
  • Automatisation à la portée de tous
  • Diminution des coûts
  • Collaboration renforcée entre métiers et IT
  • Personnalisation vite limitée
  • Scalabilité parfois restreinte
  • Vigilance sur la sécurité
  • Dépendance à l’éditeur (vendor lock-in)

Pour les entreprises ayant besoin d’un développement sur-mesure, le développement traditionnel reste le choix de la personnalisation ultime, mais il exige du temps et des compétences rares. Les plateformes low code, elles, élargissent le champ des possibles, à condition de bien connaître leurs contours.

Mendix : une plateforme low-code ou no-code ? Décryptage

Mendix s’est taillé une place de choix parmi les solutions low code. Gartner la cite régulièrement dans son Magic Quadrant dédié au développement d’applications low code. L’ADN de la plateforme : la puissance du développement visuel, la modularité, l’automatisation avancée. Tout passe par une interface intuitive, propice à la conception, au test et au déploiement d’applications. Et dès que la complexité monte, rien n’empêche d’ajouter du code sur mesure pour aller plus loin.

La promesse de Mendix est limpide : accélérer la création d’applications métiers tout en préservant robustesse et flexibilité. Sa force ? Rassembler deux publics : les développeurs chevronnés et les développeurs citoyens issus des métiers. Cette approche hybride incarne la volonté de démocratiser le développement sans sacrifier l’extensibilité. Parmi les fonctionnalités phares, on retrouve la conception d’interfaces, l’automatisation des processus, les intégrations avec des systèmes variés et la gestion de la sécurité à grande échelle.

L’étude Total Economic Impact menée par Forrester Consulting vient appuyer cette dynamique : Mendix raccourcit les délais de commercialisation et optimise l’utilisation des ressources IT. Grandes entreprises comme startups y trouvent leur intérêt, que ce soit pour industrialiser ou prototyper. Mendix n’est donc pas du no code dans sa forme la plus pure : là où le no code vise l’autonomie complète des non-techniciens, Mendix revendique l’héritage du low code, entre simplicité, personnalisation et maîtrise technique.

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Bien choisir sa plateforme selon ses besoins : conseils et points de vigilance

Impossible d’ignorer la diversité du marché des plateformes low code et no code : plus de 300 éditeurs référencés par Gartner, une adoption massive dans les grandes entreprises à l’horizon 2024. Face à une telle profusion, le choix ne se résume pas à un comparatif de fonctionnalités. Il s’agit d’évaluer soigneusement le niveau de personnalisation attendu, la complexité des processus et le type d’utilisateurs concernés, développeur professionnel ou développeur citoyen.

Voici quelques repères pour orienter votre sélection :

  • Pour les besoins métiers simples et l’autonomie maximale des non-techniciens, des plateformes no code comme Bubble, Webflow ou Airtable s’imposent.
  • Pour des intégrations complexes, une présence multi-canal ou des workflows sophistiqués, tournez-vous vers les solutions low code telles que Mendix, OutSystems ou Appian. Elles combinent interface visuelle avancée et liberté d’insérer du code personnalisé.

Le vendor lock-in reste un point de vigilance : chaque solution impose ses standards, son langage et son modèle de données. Il convient d’anticiper le coût d’une migration, si le besoin se présente. Pensez aussi à l’évolution de vos besoins : de nombreuses startups démarrent en no code puis basculent, en phase de croissance, vers le low code ou même le développement traditionnel. Certaines organisations choisissent d’ailleurs une approche hybride, conjuguant itération rapide au début et robustesse sur mesure à terme. Dans ce contexte, s’entourer d’experts comme ETIC INSA Technologies peut faire toute la différence.

Choisir sa plateforme, c’est choisir la trajectoire de ses projets. Entre rapidité, autonomie, personnalisation et risques techniques, l’arbitrage façonnera les succès, ou les embûches, de demain.

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